/ Accueil


Il était une fois quatre Gueux…

Nés en 1983 sur une scène, ils sont donc bons trentenaires : assez vieux pour retomber en enfance et retrouver leurs cheveux rares de naissance… Chance rarissime, ils ont eu pour sage-femme un homme sage : Fernand Dey, metteur en scène des Tréteaux de Chalamala et du coup, accoucheur de quadruplés. Voici comment l’affaire s’est goupillée.

  • Paris, 1945, Studio des Champs-Elysées. Création d’une comédie de Gaston-Marie Martens, Les Gueux au Paradis. En toile de fond, une légende flamande. Décembre venu, dans la rue, des gueux incarnent saint Nicolas et saint Nicodème. Un soir, fauchés par une voiture, ils montent au Paradis après un transit d’Enfer. Lors de la création parisienne, les futurs Quatre Barbus chantent les intermèdes.

  • Bulle, 1953. Henri Gremaud, fondateur des Tréteaux de Chalamala, met en scène Les Gueux au Paradis. Les intermèdes de la comédie fantastique sont chantés par François Remy, Jacquy Pasquier et Pierre Allaman, chers disparus, ainsi que Jean Andrey.

  • Trente ans plus tard, 1983. Les Tréteaux remontent Les Gueux au Paradis. Pour chanter et jouer les intermèdes, on choisit quatre piliers du Chœur des armaillis de la Gruyère. Leur chef, Michel Corpataux, réharmonise les airs de Claude Arrieu. Succès majeur des Tréteaux.

  • Puis le quatuor fait silence pendant… dix-sept ans, chacun vaquant à sa profession et à d’autres chantaisons.

  • En 2000, la troupe théâtrale demande au quatuor de rechanter des intermèdes des Gueux au Paradis. Le plaisir renaît. Le quatuor élargit son répertoire, tous azimuts. Répète chaque semaine, quasi et se produit un peu partout. La demande grandit.

  • Au fait, pourquoi pas Quatuor du Paradis ? C’eût été présomptueux ! Vu le tarif du péché d’orgueil, cent ans de Purgatoire, pas question d’aller voir prématurément si le Paradis est ouvert aux Gueux: gros risque de subir un dur transit purgatif ou pire, une éternité d’Enfer… interminable dit-on. Bref, ils ont le temps et se cramponnent ensemble ici-bas, sur cette devise: « Gueux de naissance tient la distance ». Imaginez la scène : quatre bras-pendants qui tendent la main…

    En 2016, âges cumulés, ils sont quasi tricentenaires ! Leur avenir est-il derrière eux ? Des gens demandent : « C’est quoi, ces quatre guelus ? » Eh ! bien, quatre concentrés de gueux et de goulus. Goulus de vie et de musiques plurielles. Jusqu’à plus soif, nom de Gueux !

    Pour qui chante le quatuor ?

    Le Quatuor des Gueux donne des concerts publics et privés, à la demande. Il se produit à lui seul ou en complément de programme. Pour l'engager, voir sous Contact.
    Par exemple :